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This is Alex
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À propos

Je m'appelle Alex.
J'ai été diagnostiqué TDAH à 33 ans.

Par Alex Diagnostiqué TDAH adulte Mis à jour avril 2026

J'ai quitté l'école assez tôt. Pas parce que je n'étais pas intelligent. C'est ce que tout le monde me disait, d'ailleurs : peut mieux faire. Quatre mots sur chaque bulletin, chaque trimestre, pendant des années. Rester assis pendant des heures, suivre un cours linéaire, rendre des choses dans les délais, c'était épuisant à un niveau que je n'arrivais pas à expliquer. J'étais tête en l'air. C'était l'explication. Et comme personne n'en cherchait une autre, les gens autour de moi ont conclu que je ne voulais pas.

J'ai fait des petits boulots. J'ai commencé des projets que je n'ai pas finis. J'ai eu des périodes où tout allait vite, où j'étais passionné par un sujet pendant trois semaines, où je pouvais lire douze heures d'affilée sur un truc qui m'obsédait. Et puis d'autres périodes où je ne pouvais même pas ouvrir un email.

Pendant longtemps, j'ai cru que c'était un problème de volonté. Que j'étais paresseux. Que les autres arrivaient à se concentrer parce qu'ils étaient plus sérieux, plus disciplinés, plus adultes que moi.

Le diagnostic

Le diagnostic TDAH est arrivé à l'âge adulte. Je ne le cherchais même pas. Un psy que je voyais pour autre chose m'a dit un jour « est-ce qu'on t'a déjà parlé de TDAH ? ». J'avais 33 ans. Personne ne m'en avait jamais parlé.

Les tests ont confirmé. Et là il y a eu deux choses en même temps. D'abord le soulagement. Un vrai soulagement physique. « Donc je ne suis pas juste paresseux. Il y a une raison. » Puis la colère. Pas une petite colère. Une colère profonde. Pourquoi personne n'avait vu ça avant. Pourquoi des années d'échec scolaire, de culpabilité, de « tu pourrais si tu voulais » alors que mon cerveau ne fonctionnait pas comme celui des autres.

Je ne sais pas quoi faire de cette colère. Elle est toujours là. Je ne pense pas qu'elle parte.

Les médicaments

Après le diagnostic, mon médecin m'a prescrit de la Ritaline. Ça a marché sur la concentration. Vraiment. Pour la première fois de ma vie, je pouvais m'asseoir et travailler deux heures sans décrocher. C'était surreal.

Mais quelque chose manquait. Une distance. Comme si j'étais derrière une vitre. Plus efficace, plus linéaire, moins là. J'ai arrêté au bout de quatre mois. Ce n'était pas la bonne solution pour moi. Ça peut l'être pour toi. J'en parle en détail ici.

Les nootropiques

Après la Ritaline, j'ai commencé à tester des nootropiques. Je ne cherchais pas un remplacement. Je cherchais quelque chose qui m'aide sans me changer. C'est peut-être naïf. Mais certains ont eu un effet que je n'attendais pas. D'autres n'ont rien fait du tout. Je documente tout ça semaine par semaine.

Pourquoi ce site

Quand j'ai eu le diagnostic, j'ai cherché des retours d'expérience en français. J'ai trouvé des forums médicaux froids, des articles génériques recopiés les uns sur les autres, et des comptes Instagram qui vendaient leur méthode. Rien d'honnête. Rien de personnel. Rien qui ressemblait à ce que je vivais.

Ce site, c'est ce que j'aurais voulu trouver à l'époque. Des retours d'expérience honnêtes, y compris quand ça n'a rien changé. Des notes de lecture. Des tests documentés semaine par semaine. Pas de promesses. Pas de top picks. Pas de méthode en cinq étapes.

Je ne suis pas médecin. Je ne suis pas chercheur. Je ne suis pas coach. Je suis un type avec un diagnostic TDAH qui lit beaucoup, qui teste des choses, et qui écrit ce qu'il observe. Quand je ne sais pas, je le dis. Quand quelque chose ne marche pas, je le dis aussi.

Pourquoi l'anonymat

Tu ne trouveras pas mon nom de famille ici, ni ma photo, ni le détail de mon parcours professionnel. Ce n'est pas par peur. C'est un choix.

Pour parler honnêtement de santé mentale, de médicaments, d'attachement et de relations, il me faut une zone où ce que j'écris ne me suivra pas dans un entretien d'embauche, dans un dîner familial, dans une réunion client. L'anonymat me garantit cette zone. Sans elle, je sais que j'écrirais autre chose. Plus lisse. Plus prudent. Moins utile.

Le prénom Alex est vrai. Tout le reste de ce que tu lis l'est aussi. Ce qui change, c'est juste l'enveloppe autour.

Ce que ce site n'est pas

Ce n'est pas un site médical. Ce n'est pas un guide. Ce n'est pas un site de coaching. Il n'y a pas de « méthode Alex en cinq étapes ». Il y a un cerveau TDAH qui essaie de se comprendre et qui documente le processus.

Si tu te reconnais dans ce que je décris, tu es bienvenu ici. Lis ce qui t'intéresse, ignore le reste.

Par où commencer

Si tu te demandes si tu es concerné, le test en sept questions est un point de départ (pas un diagnostic).

Le site est organisé en trois parties.

Et il y a une bibliothèque avec les livres, podcasts et documentaires qui m'ont aidé.

Alex · Diagnostiqué TDAH adulte · Pas médecin · Mis à jour avril 2026